Jazz Station

Centre Vivant du Jazz à Bruxelles

edito

Septembre - Octobre

Le Jazz est affaire de rencontres.

Qu’elles soient fortuites, déclenchées, attendues, décomplexées, ces collisions musicales et humaines avant tout, forgent la plupart du temps l’essence même de ce que le jazz propose : l’inattendu. Bien sûr, nous parlons en général de rencontres entre musiciens, qui donnent naissance à toujours plus de projets, de groupes, de désirs. Mais parfois, le coup de foudre d’un(e) programmateur(trice) enclenche une vague d’opportunités au premier abord impossibles à imaginer.

En douze ans, la Jazz Station a pu se forger et devenir un terrain de jeu et de création. Le lieu soutient du mieux qu’il le peut (mais toujours de tout son cœur) la scène locale, et tend à offrir les meilleures conditions à nos artistes. En parallèle, l’aura de la Jazz Station a traversé de nombreuses frontières, et par là-même, un autre noyau s’est créé. Des musiciens internationaux qui, à chaque venue dans ou proche de nos contrées, tendent à faire un tour sur notre scène. Et depuis toujours, nous les encourageons à proposer leurs nouveaux projets. A rencontrer la scène belge, mais aussi son public.

De fil en aiguille, cela a permis d’élargir notre champ de programmation, de l’étoffer en découvrant chaque saison de nouvelles pépites, mais aussi d’accéder à des musiciens incroyables. Les véritables pointures programmées dans notre humble demeure pour finir l’année nous font ainsi rougir de bonheur. Imaginez un peu. L’immense contrebassiste Petros Klampanis (découvert aux côtés de Sofia Ribeiro) nous propose son projet aux côtés de Shai Maestro (qui a fait ses armes avec Avishai Cohen…) et d’un quatuor à cordes international. Une semaine plus tard, la crème de la crème française (Pierre Perchaud, Nicolas Moreaux, Vincent Peirani) occupera la scène avec Chris Cheek (soixante albums à son actif) et Jorge Rossy (l’art du trio avec Brad Meldhau, c’est lui). Ensuite, trois artistes majeures de la scène allemande : trois femmes, trois soirs, trois styles ! En restant autour des Etats-Unis : Gilad Hekselman, sans doute le meilleur guitariste du monde de sa génération, viendra clôturer le mois de décembre. Rick Hollander fera son retour en quartet. Roberto Negro continuera de tracer son sillon avec son trio complètement frappé (Valentin Ceccaldi et Sylvain Darrifourcq).

Ajoutez à cela des projets pour la plupart inédits de nos jazzmen locaux et vous aurez une trentaine de projets tous plus éclectiques, fous, osés les uns que les autres. Mais surtout, et comme toujours chez nous, à la pointe de ce qui se fait actuellement !

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