Jazz Station

Centre Vivant du Jazz à Bruxelles

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    Nouvelle exposition - "Jazzmen" par Yves Druart

    Illustrations aux pastels et fusains
    Yves Druart, 40 ans, photographe et libraire depuis 15 ans, a d’abord été formé en Arts graphiques à Bruxelles et parallèlement à l’Académie des Arts d’Uccle en dessin. Sa découverte du jazz est très récente, sa (...)

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    Examens des élèves du Conservatoire Royal de Bruxelles

    MARDI 29 ET MERCREDI 30 JANVIER 2019 | 11h - 18h30 | ENSEMBLES JAZZ
    Pendant deux jours le Conservatoire Royal de Bruxelles investit la Jazz Station pour présenter le travail des treize classes d’ensembles jazz. Ces musiciens ont travaillé sous (...)

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    Cours d’Histoire du Jazz

    Du "Cool Jazz" au Jazz contemporain
    6€ le cours / 30€ les 6 cours

edito

Janvier

A la nouvelle année, on prend souvent de bonnes résolutions. Comme celle de se dire : « cette année c’est décidé, j’arrête le jazz ». Pourquoi pas.

Cependant, avec toutes les bonnes résolutions, arrive le moment évident de la tentation. Celle qui vous prend aux tripes, vous titille, vous harangue, celle qui teste vos limites. Celle qui vous dit que finalement, les bonnes résolutions, c’est de la poudre aux yeux. Du bluff. Parce que, entre nous, soyons réalistes : il y a la Jazz Station. Sans nous, vous pourriez vous convaincre que le jazz, c’était mieux avant. Par exemple, qu’il s’est arrêté dans les années 80, et qu’après Steps Ahead, et bien c’est le néant. Au hasard. On en reparle le 12 janvier.

Si vous pensez que le jazz, c’était encore mieux avant… avant ; on y a pensé. Yonathan Avishai se fera un plaisir de vous le confirmer. Quoique !

Vous pourriez aussi vous dire, pour chasser le doute qui se distille en vous, que de toute façon vous n’aimez que le manouche. Pas de bol, on y a pensé aussi. Regardez les cinq musiciens des Doigts de l’Homme dans les yeux et dites-leur que vous ne viendrez pas. Allez-y !

Bien sûr, vous pourriez affronter toutes ces épreuves en clamant, ivre de confusion, que le jazz est mort, vive la musette et l’accordéon ! Ça se défend. On vous laissera argumenter avec Vincent Peirani et ses compères Federico Casagrande et Ziv Ravitz. De toute façon, ils n’en font pas, de la musette. De quoi remettre en selle vos résolutions hivernales.

Votre seule échappatoire, ce serait de nous asséner l’argument YouTube. Oui parce que voyez-vous, on peut tout voir et tout écouter sur internet, désormais. Pourquoi se déplacer ? A moins que… Nicolas Kummert ne fasse une Carte Blanche inédite de trois concerts différents, dans trois lieux, le même soir ? Mince…

Pour finir, on pourrait être vraiment ignobles en vous parlant des autres concerts du Marni et du Senghor. En vous disant que le jazz, finalement, c’est une vague notion musicale allant d’Aka Moon à Flat Earth Society en passant par Urbex ou Anja Lechner. Mais nous ne sommes pas des monstres, ça non !

Bien entendu, on oubliait votre dernier argument. Le jazz est une musique de vieux. Touché. Les élèves du CRB vous dédicaceront leurs examens, on y prendra garde !

A l’année prochaine, allez !

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